Observatoire du confort d'été des logements

L'état du parc français face à la chaleur, territoire par territoire

Données ADEME du 30 juin 2026, rapprochées par territoire du recensement INSEE, millésime 2023. 96 départements et 1 087 intercommunalités couverts.

40,0 %
du parc diagnostiqué en confort d'été insuffisant
4 054 529 logements diagnostiqués insuffisants
12 168 000
résidences principales concernées, ordre de grandeur
sur 30 420 858 au total
10 126 118
diagnostics exploitables analysés
millésime du 30 juin 2026

Le confort d'été, c'est la capacité d'un logement à rester supportable pendant une canicule, sans climatisation.

Il dépend de choses simples : une toiture isolée, des volets extérieurs, la possibilité d'ouvrir en travers pour ventiler la nuit, l'inertie des murs.

Depuis 2021, chaque diagnostic de performance énergétique l'évalue. Mais ce résultat reste enfoui dans des millions de fichiers individuels, hors du calcul de l'étiquette A à G, et aucune donnée par territoire n'était publiée. C'est ce que fait cet observatoire : il agrège 10 126 118 diagnostics pour dire, territoire par territoire, où le parc tient la chaleur et où il ne la tient pas. Le détail communal figure dans chaque page d'intercommunalité, avec un taux publié dès 100 diagnostics exploitables.

Cherchez votre intercommunalité ou votre département : les communes figurent dans la page de leur intercommunalité.

1087 intercommunalités et 96 départements. Tapez au moins deux lettres. Les communes figurent dans la page de leur intercommunalité.

    Ce qui rend le sujet urgent

    • En cours d'examen au Parlement. Le projet de loi de relance et de décentralisation du logement fait entrer le confort d'été dans la définition de la rénovation performante. Adopté au Sénat le 8 juillet 2026, il n'est pas encore voté définitivement : examen à l'Assemblée à la rentrée.
    • Le PCAET, obligatoire au-delà de 20 000 habitants. Chaque intercommunalité concernée doit adopter un plan climat-air-énergie territorial et le mettre à jour tous les six ans (article L229-26 du code de l'environnement). Son diagnostic doit comporter une analyse de la vulnérabilité du territoire aux effets du changement climatique (article R229-51, 6°, en vigueur au 1er janvier 2026), et le plan doit mentionner les sources de données utilisées pour chaque élément du diagnostic (même article). Le parc de logements y est rarement documenté, faute de données territoriales disponibles.
    • Déjà obligatoire. L'audit énergétique réglementaire s'impose à la vente depuis le 1er avril 2023 pour les logements classés F et G, et depuis le 1er janvier 2025 pour la classe E. Depuis le 1er avril 2024, ses propositions de travaux doivent permettre d'atteindre un niveau satisfaisant de confort hygrothermique. L'obligation existe donc avant l'outil de mesure : l'actualisation de l'indicateur de confort d'été n'est attendue qu'à l'horizon 2028.
    • L'été 2026 a servi d'avertissement. Santé publique France estime à 5 764 le nombre de décès en excès entre le 17 juin et le 2 juillet, soit une hausse de 36 %. Les 75 ans et plus en représentent les deux tiers, mais un excès a été observé pour toutes les classes d'âge à partir de 15 ans, et pour tous les lieux de décès, domicile compris.

    Sources : code de l'environnement, articles L229-26 et R229-51 (Légifrance) ; Sénat, texte adopté n° 157 (2025-2026) ; arrêté du 29 décembre 2023 modifiant l'arrêté du 4 mai 2022 relatif au contenu de l'audit énergétique réglementaire ; PNACC-3, mesure 9 ; Santé publique France, bilan du 22 juillet 2026. Veille arrêtée au 22 juillet 2026.

    Les départements les plus exposés

    DépartementPart du parc insuffisant
    Paris58,3 %
    Côtes-d'Armor57,8 %
    Nord55,1 %
    Orne54,8 %
    Finistère52,1 %

    Les départements les mieux placés

    DépartementPart du parc insuffisant
    Haute-Garonne26,7 %
    Alpes-Maritimes27,5 %
    Marne29,5 %
    Rhône29,9 %
    Vosges30,7 %

    Tous les départements

    DépartementCodeInsuffisant 65 ans et +Base
    Haute-Garonne3126,7 %17,2 %237 487
    Alpes-Maritimes0627,5 %25,0 %234 020
    Marne5129,5 %21,1 %103 818
    Rhône6929,9 %17,5 %311 291
    Vosges8830,7 %26,2 %48 124
    Ain0130,8 %19,0 %95 374
    Pyrénées-Orientales6631,5 %27,5 %97 417
    Corse-du-Sud2A32,1 %25,0 %20 584
    Hérault3432,3 %22,7 %211 306
    Territoire de Belfort9032,3 %21,1 %19 315
    Côte-d'Or2132,8 %22,2 %88 237
    Loire4233,0 %23,3 %114 347
    Isère3833,8 %19,6 %177 324
    Loire-Atlantique4433,8 %19,3 %246 848
    Haute-Savoie7433,8 %17,8 %128 702
    Haute-Vienne8733,8 %26,1 %62 832
    Puy-de-Dôme6333,9 %22,9 %110 404
    Bouches-du-Rhône1334,0 %21,2 %311 144
    Haute-Corse2B34,3 %25,1 %18 693
    Haut-Rhin6834,4 %21,4 %102 147
    Deux-Sèvres7934,5 %24,8 %50 742
    Lozère4834,6 %27,3 %9 399
    Doubs2534,8 %20,8 %77 399
    Aveyron1235,2 %28,6 %41 288
    Moselle5735,2 %21,1 %136 764
    Vienne8635,4 %23,5 %67 410
    Vendée8535,5 %26,5 %102 587
    Cantal1535,9 %29,9 %20 120
    Tarn8136,0 %26,7 %55 470
    Meurthe-et-Moselle5436,1 %20,7 %113 134
    Bas-Rhin6736,2 %19,7 %150 255
    Haute-Marne5236,3 %26,7 %25 484
    Aube1036,4 %22,9 %53 695
    Pyrénées-Atlantiques6436,4 %25,3 %103 638
    Var8336,5 %27,3 %203 929
    Indre-et-Loire3736,9 %22,9 %105 867
    Tarn-et-Garonne8237,0 %23,5 %37 264
    Val-de-Marne9437,0 %15,4 %185 789
    Aude1137,3 %27,7 %67 662
    Drôme2637,6 %23,4 %72 008
    Charente1637,7 %27,0 %51 577
    Hauts-de-Seine9237,8 %15,6 %267 755
    Corrèze1938,1 %28,8 %36 641
    Gironde3338,1 %20,2 %268 516
    Maine-et-Loire4938,4 %21,1 %128 636
    Yvelines7838,4 %16,9 %200 493
    Gard3038,7 %24,6 %116 627
    Alpes-de-Haute-Provence0439,0 %27,8 %29 865
    Eure2739,0 %20,9 %88 970
    Nièvre5839,1 %31,1 %35 360
    Vaucluse8439,1 %23,7 %89 350
    Gers3239,2 %29,3 %25 446
    Essonne9139,2 %15,6 %170 307
    Charente-Maritime1739,3 %29,8 %113 418
    Ariège0939,8 %27,8 %25 772
    Indre3639,8 %29,7 %33 656
    Ardèche0739,9 %26,4 %45 026
    Jura3939,9 %25,2 %34 466
    Allier0340,0 %28,9 %52 085
    Seine-Saint-Denis9340,2 %12,5 %191 791
    Loiret4540,3 %21,2 %110 289
    Lot4640,3 %31,8 %25 318
    Lot-et-Garonne4740,5 %27,8 %50 581
    Haute-Saône7040,5 %24,9 %24 824
    Saône-et-Loire7141,1 %27,3 %78 745
    Seine-et-Marne7741,1 %15,5 %169 465
    Cher1841,2 %27,0 %47 207
    Val-d'Oise9541,3 %14,3 %139 129
    Landes4041,4 %26,7 %69 819
    Dordogne2442,1 %30,7 %61 746
    Meuse5542,1 %24,9 %21 668
    Savoie7342,7 %22,0 %73 772
    Haute-Loire4342,9 %26,1 %27 142
    Hautes-Pyrénées6543,0 %28,4 %36 687
    Ardennes0843,3 %23,2 %35 714
    Hautes-Alpes0543,4 %26,4 %25 488
    Ille-et-Vilaine3543,4 %18,9 %156 806
    Eure-et-Loir2844,9 %21,8 %64 612
    Seine-Maritime7645,8 %21,2 %198 394
    Oise6046,0 %18,3 %103 013
    Somme8046,6 %21,6 %80 464
    Sarthe7246,8 %23,4 %71 375
    Creuse2347,3 %31,9 %16 691
    Loir-et-Cher4147,6 %26,3 %45 830
    Calvados1447,9 %23,4 %126 865
    Morbihan5647,9 %26,5 %115 045
    Mayenne5348,6 %23,5 %39 332
    Aisne0248,7 %22,0 %74 099
    Pas-de-Calais6248,7 %20,4 %247 150
    Yonne8949,5 %26,0 %46 290
    Manche5050,0 %26,6 %81 041
    Finistère2952,1 %24,8 %133 606
    Orne6154,8 %27,7 %43 179
    Nord5955,1 %18,1 %433 688
    Côtes-d'Armor2257,8 %27,6 %82 284
    Paris7558,3 %17,7 %543 685

    Questions fréquentes

    Combien de logements sont mal protégés contre la chaleur en France ?

    40,0 % du parc de logements diagnostiqué présente un confort d'été insuffisant, 42,7 % un confort moyen et 17,3 % un confort bon, d'après les 10 126 118 diagnostics de performance énergétique exploitables publiés par l'ADEME pour la France métropolitaine.

    Qu'est-ce que le confort d'été dans un diagnostic de performance énergétique ?

    C'est un indicateur qualitatif à trois niveaux : bon, moyen, insuffisant. Il décrit la capacité d'un logement à rester supportable en période de chaleur. Le diagnostic documente cinq critères de bâti : isolation de la toiture, protections solaires extérieures, inertie, caractère traversant du logement, présence de brasseurs d'air fixes. Ces cinq critères sont les leviers d'action documentés, pas la formule de calcul : tels qu'ils sont publiés en open data, ils n'expliquent que 75,1 % des classements observés. L'indicateur n'entre pas dans le calcul de l'étiquette A à G.

    Le DPE mesure-t-il la température atteinte en été ?

    Non. L'indicateur ne donne ni température, ni durée d'inconfort, ni gain attendu de travaux. L'actualisation de cet indicateur est prévue à l'horizon 2028 par le plan national d'adaptation au changement climatique, une description en degrés-heures comparable à celle de la RE2020 étant l'une des pistes évoquées. Ce même plan reconnaît explicitement que les données disponibles sur le confort d'été du parc sont aujourd'hui insuffisantes.

    Ces chiffres vont-ils se dégrader avec le réchauffement ?

    C'est une limite importante à comprendre. Le diagnostic est établi une fois, au moment de la visite, et n'est pas recalculé après un été chaud : ces pourcentages resteront donc stables pendant que l'inconfort réellement vécu, lui, augmentera. Le classement dépend en revanche bien, pour partie, de l'exposition du logement : à caractéristiques de bâti strictement identiques, la part classée insuffisant va de 8,4 % en zone climatique H1a à 2,7 % en zone H3, et de 4,9 % en dessous de 400 m d'altitude à 1,1 % au-dessus de 800 m.

    Quels travaux améliorent le confort d'été ?

    Les protections solaires extérieures (volets, stores, brise-soleil) sont le geste le plus accessible : elles se posent sans toucher à la structure. L'isolation de la toiture sert l'hiver comme l'été. La ventilation nocturne est gratuite quand le logement est traversant. Les brasseurs d'air fixes sont finançables par MaPrimeRénov' depuis le 1er janvier 2024, mais seulement dans le parcours accompagné, au sein d'une rénovation d'ampleur, et non en geste isolé ; ils sont relevés dans le rapport de diagnostic sans entrer dans le calcul 3CL, donc sans effet sur la note affichée. L'inertie, elle, se corrige difficilement.

    Quelle est la source de ces données et peut-on les réutiliser ?

    La base « DPE Logements existants (depuis juillet 2021) » publiée par l'ADEME en Licence Ouverte 2.0, rapprochée par territoire du recensement INSEE, millésime 2023. Population et logement sont deux agrégats indépendants, joints par territoire : il n'y a aucun appariement logement par logement. 96 départements et 1087 intercommunalités sont couverts. Les agrégats sont recalculés à chaque nouvelle publication de l'ADEME.

    Note de méthode et limites

    Source. Base « DPE Logements existants (depuis juillet 2021) » publiée par l'ADEME sous Licence Ouverte 2.0, millésime du 30 juin 2026, rapprochée par territoire du recensement INSEE, millésime 2023 (population par âge, résidences principales par statut d'occupation).

    Nuits tropicales. Températures minimales quotidiennes issues de la réanalyse ERA5 du programme européen Copernicus, distribuées par Open-Meteo sous licence CC BY 4.0. Une nuit tropicale est une nuit où la température ne descend pas sous 20 °C, seuil retenu par Météo-France. Le relevé est ponctuel : il porte sur la commune la plus peuplée du territoire, nommée à côté du chiffre, et ne décrit pas l'ensemble du territoire.

    Champ de l'indicateur. L'indicateur de confort d'été n'est renseigné que sur 68,6 % des diagnostics au niveau national. Le taux dépend du type de bien : 93 % pour les maisons, 59 % pour les appartements, 5 % pour les immeubles. Les territoires urbains sont donc moins bien couverts que les territoires ruraux. Environ 3 % des diagnostics publiés ne portent pas de code commune exploitable et sont hors de ce périmètre.

    Biais de couverture. Un diagnostic n'est établi qu'à l'occasion d'une vente ou d'une mise en location. Le parc décrit sur-représente les logements qui ont changé de main depuis juillet 2021 et sous-représente ceux occupés durablement par leur propriétaire — plus souvent des ménages âgés. S'agissant précisément du public le plus vulnérable, cela appelle à la prudence.

    Ce que le DPE mesure. L'indicateur est qualitatif, à trois niveaux, et le Guide DPE Logements, version 3 de juillet 2024, page 104, en documente cinq critères de bâti. Il n'entre pas dans le calcul de l'étiquette A à G, ne mesure pas une température et ne quantifie pas une durée d'inconfort. Il est établi une fois au moment du diagnostic et ne se met pas à jour après un été chaud : ces chiffres ne suivront donc pas le réchauffement, alors que l'inconfort réellement vécu, lui, augmentera. Vérification faite sur les données, les cinq critères publiés en open data n'expliquent que 75,1 % des classements : ils sont à lire comme les leviers d'action documentés, non comme la formule de calcul. À caractéristiques de bâti strictement identiques, le classement varie encore selon la zone climatique et l'altitude.

    Deux repères, et non un seul. Le taux national de 40,0 % est une moyenne pondérée par les logements : elle décrit le parc français, où les grandes aires urbaines pèsent lourd. La médiane des intercommunalités, elle, se situe à 43,5 %. Comparer un territoire au seul taux national conduit à qualifier d'« au-dessus de la moyenne » près des deux tiers des intercommunalités, ce qui n'apprend rien. Les deux repères sont donc donnés ensemble.

    La composition du parc pèse sur le résultat. Les maisons sont plus souvent classées insuffisantes que les logements collectifs. Mesuré sur les intercommunalités publiées : +2,0 points de logements insuffisants pour +10 points de maisons, la seule composition du parc expliquant environ un quart des écarts entre territoires. Un territoire rural n'est donc pas « moins bien géré » qu'un territoire urbain : il a un parc différent. Les comparaisons de cette page sont brutes, non corrigées de cet effet.

    Population et logement sont deux agrégats indépendants, joints par territoire. Cette page ne permet pas d'affirmer que telle personne âgée occupe tel logement inconfortable.

    Ce document n'est ni un diagnostic de bâtiment, ni une étude thermique, ni un document opposable. Aucune conclusion ne peut en être tirée sur un logement donné.

    Passer des constats aux décisions

    Vous avez ici l'état du parc — votre territoire. Ce que cette page ne peut pas faire, c'est vous dire combien de logements sont concernés dans chaque commune, et quelles communes cumulent le volume et une population âgée — c'est l'objet de l'étude territoriale.

    Elle est produite à partir des mêmes données publiques, mises en forme pour être portées devant un conseil ou une commission, et livrée sous une semaine : les données sont publiques et déjà consolidées, ce délai sert à la relecture et au contrôle du document avant qu'il vous parvienne. C'est un état des lieux destiné à cibler une politique publique, pas un diagnostic de bâtiment.

    Demander l'étude — votre territoire Réponse sous 48 h — sans engagement