La Réunion : combien de logements vacants depuis plus de deux ans ?

Un parc privé proche de la moyenne nationale

11 156 logements vacants de longue durée, 65e rang national sur 101

Données LOVAC du 25 juin 2026 (Cerema / DGALN), parc privé. Analyse : Miguel Ygonin, ACCES IA.

3,45 %
du parc privé vacant depuis plus de deux ans
France : 3,55 % · 65e rang sur 101
11 156
logements concernés
sur 25 087 logements privés vacants toutes durées

Le taux s'y situe près de la moyenne nationale de 3,55 %, au 65e rang sur 101.

Vacance de longue durée, vacance de passage

Tous les logements vides ne posent pas le même problème. Le département compte 25 087 logements privés vacants au total ; parmi eux, 44,5 % le sont depuis plus de deux ans. C'est cette vacance de longue durée, dite structurelle, que vise le plan national : un logement vide entre deux locataires se reloue seul, un logement vide depuis trois ans ne se reloue pas sans intervention.

La Réunion — parc privé, millésime LOVAC 2026
Logements du parc privé323 817
Vacants, toutes durées25 087
Vacants depuis plus de deux ans11 156
Taux de vacance de longue durée3,45 %
Rang national65e sur 101

Et côté chaleur ?

Ce département n'a pas d'étude « confort d'été » : le nombre de diagnostics énergétiques exploitables y reste sous le seuil de fiabilité de 1 000 que s'impose l'Observatoire. Le volet vacance, lui, repose sur un comptage fiscal exhaustif, ce qui permet de le publier ici.

Note de méthode et limites

Source. Base « Logements vacants du parc privé » (LOVAC), millésime 2026 publié le 25 juin 2026, traitée par le Cerema pour la DGALN à partir du fichier fiscal 1767bis Com de la DGFiP, sous Licence Ouverte 2.0. Analyse : Miguel Ygonin, ACCES IA.

Le parc privé uniquement. Le parc social n'entre pas dans LOVAC : ces chiffres ne décrivent pas le patrimoine des bailleurs sociaux.

Deux dates différentes. Les logements vacants sont comptés au 1er janvier 2025, le parc privé qui sert de dénominateur au 1er janvier 2024 : la source ne publie pas de parc pour le millésime 2026.

Aucune évolution n'est affichée, volontairement. La série connaît deux ruptures — la fin de la taxe d'habitation puis le passage à GMBI en 2023, et un changement de production du fichier fiscal en 2025. Comparer deux millésimes mesurerait ces changements de méthode, pas la réalité du terrain.

Les petites communes sont masquées à la source. Sous 11 logements concernés, la valeur communale est retirée au titre du secret statistique et fiscal. C'est sans effet ici : à l'échelle départementale, aucune valeur ne manque.