Charente : combien de logements vacants depuis plus de deux ans ?
Un parc privé au-dessus de la moyenne nationale
10 156 logements vacants de longue durée, 36e rang national sur 101
Le taux y dépasse nettement la moyenne nationale de 3,55 %, au 36e rang sur 101.
Vacance de longue durée, vacance de passage
Tous les logements vides ne posent pas le même problème. Le département compte 22 303 logements privés vacants au total ; parmi eux, 45,5 % le sont depuis plus de deux ans. C'est cette vacance de longue durée, dite structurelle, que vise le plan national : un logement vide entre deux locataires se reloue seul, un logement vide depuis trois ans ne se reloue pas sans intervention.
| Logements du parc privé | 190 603 |
|---|---|
| Vacants, toutes durées | 22 303 |
| Vacants depuis plus de deux ans | 10 156 |
| Taux de vacance de longue durée | 5,33 % |
| Rang national | 36e sur 101 |
Et côté chaleur ?
L'Observatoire publie aussi l'état de ce parc face à la chaleur : Charente, le confort d'été.
Les deux chiffres se lisent côte à côte, jamais l'un dans l'autre. Ils décrivent le même territoire à partir de deux sources indépendantes : un comptage fiscal pour la vacance, les diagnostics énergétiques pour la chaleur. Rien ne permet de dire qu'un logement vacant donné est aussi mal protégé contre la chaleur, et l'inverse est tout aussi faux.
Note de méthode et limites
Source. Base « Logements vacants du parc privé » (LOVAC), millésime 2026 publié le 25 juin 2026, traitée par le Cerema pour la DGALN à partir du fichier fiscal 1767bis Com de la DGFiP, sous Licence Ouverte 2.0. Analyse : Miguel Ygonin, ACCES IA.
Le parc privé uniquement. Le parc social n'entre pas dans LOVAC : ces chiffres ne décrivent pas le patrimoine des bailleurs sociaux.
Deux dates différentes. Les logements vacants sont comptés au 1er janvier 2025, le parc privé qui sert de dénominateur au 1er janvier 2024 : la source ne publie pas de parc pour le millésime 2026.
Aucune évolution n'est affichée, volontairement. La série connaît deux ruptures — la fin de la taxe d'habitation puis le passage à GMBI en 2023, et un changement de production du fichier fiscal en 2025. Comparer deux millésimes mesurerait ces changements de méthode, pas la réalité du terrain.
Les petites communes sont masquées à la source. Sous 11 logements concernés, la valeur communale est retirée au titre du secret statistique et fiscal. C'est sans effet ici : à l'échelle départementale, aucune valeur ne manque.