Confort d'été — CC du Pays Châtillonnais : 48,4 % du parc insuffisant

Un territoire dont l'inconfort a une cause dominante nette

107 communes, 19 538 habitants

Données ADEME du 30 juin 2026, rapprochées par territoire du recensement INSEE, millésime 2023. Analyse : Miguel Ygonin, ACCES IA.

48,4 %
du parc diagnostiqué en confort d'été insuffisant
France métropolitaine : 40,0 % · médiane des intercommunalités : 43,5 %
4 600
logements concernés, ordre de grandeur
sur 9 402 résidences principales
29,9 %
d'habitants de 65 ans ou plus
France métropolitaine : 21,3 %
19
nuits tropicales cet été
Châtillon-sur-Seine · 1er juin au 28 août

L'inconfort du parc a ici une cause dominante nette : la part de logements non traversants, qui concerne 49,9 % des logements inconfortables, soit 24,9 points de plus que la moyenne nationale.

C'est une bonne nouvelle pour l'action publique : un territoire dont l'inconfort a une cause identifiée est un territoire où l'on sait quoi financer. La dispersion des causes est le pire cas ; ce n'est pas celui-ci.

Ce qui rend le sujet urgent

  • En cours d'examen au Parlement. Le projet de loi de relance et de décentralisation du logement fait entrer le confort d'été dans la définition de la rénovation performante. Adopté au Sénat le 8 juillet 2026, il n'est pas encore voté définitivement : examen à l'Assemblée à la rentrée.
  • Déjà obligatoire. L'audit énergétique réglementaire s'impose à la vente depuis le 1er avril 2023 pour les logements classés F et G, et depuis le 1er janvier 2025 pour la classe E. Depuis le 1er avril 2024, ses propositions de travaux doivent permettre d'atteindre un niveau satisfaisant de confort hygrothermique. L'obligation existe donc avant l'outil de mesure : l'actualisation de l'indicateur de confort d'été n'est attendue qu'à l'horizon 2028.
  • L'été 2026 a servi d'avertissement. Santé publique France estime à 5 764 le nombre de décès en excès entre le 17 juin et le 2 juillet, soit une hausse de 36 %. Les 75 ans et plus en représentent les deux tiers, mais un excès a été observé pour toutes les classes d'âge à partir de 15 ans, et pour tous les lieux de décès, domicile compris.

Sources : code de l'environnement, articles L229-26 et R229-51 (Légifrance) ; Sénat, texte adopté n° 157 (2025-2026) ; arrêté du 29 décembre 2023 modifiant l'arrêté du 4 mai 2022 relatif au contenu de l'audit énergétique réglementaire ; PNACC-3, mesure 9 ; Santé publique France, bilan du 22 juillet 2026. Veille arrêtée au 22 juillet 2026.

Pourquoi les logements surchauffent ici

La spécificité du territoire est la part de logements non traversants : 49,9 % des logements inconfortables sont concernés, soit 24,9 points de plus que la moyenne nationale (25,0 %). C'est l'écart le plus marqué des cinq critères, et c'est donc l'élément qui distingue ce territoire.

Un logement traversant peut être ventilé la nuit par simple ouverture, sans aucun équipement. À l'inverse, un logement mono-orienté ne dispose d'aucune ventilation naturelle efficace : c'est une contrainte de conception, pratiquement irréversible sur l'existant, qui reporte l'effort sur les protections solaires et le brassage d'air.

Critères manquants chez les logements en confort d'été insuffisant, CC du Pays Châtillonnais
Critère manquantCC du Pays Châtillonnais France métro.Écart
L'absence de protections solaires extérieures76,1 %85,2 %−9,1
Le déficit d'inertie du bâti76,1 %70,8 %+5,3
L'absence de brasseurs d'air fixes73,0 %96,7 %−23,7
L'absence d'isolation de toiture52,9 %42,8 %+10,1
La part de logements non traversants49,9 %25,0 %+24,9

La carte du territoire

35 35 40 40 % insuffisant

Part de logements en confort d'été insuffisant par commune. En gris, les communes dont la base de diagnostics est inférieure à 100, trop faible pour un taux publiable.

Le taux par commune

CommuneInsuffisantBase
Châtillon-sur-Seine40,5 %500 – 1 000
Laignes35,1 %100 – 250
Sainte-Colombe-sur-Seinen.d.100 – 250
Aignay-le-Ducn.d.100 – 250
Baigneux-les-Juifsn.d.100 – 250
Voulaines-les-Templiersn.d.100 – 250
Montigny-sur-Auben.d.100 – 250
Chamessonn.d.100 – 250
Vanveyn.d.100 – 250
Leuglayn.d.100 – 250
Molesmen.d.100 – 250
Coulmier-le-Secn.d.100 – 250
Veuxhaulles-sur-Auben.d.100 – 250
Villaines-en-Duesmoisn.d.100 – 250
Montliot-et-Courcellesn.d.100 – 250
Nod-sur-Seinen.d.100 – 250
Ampilly-le-Secn.d.100 – 250
Bunceyn.d.100 – 250
Recey-sur-Ourcen.d.100 – 250
Belan-sur-Ourcen.d.100 – 250
Pothièresn.d.100 – 250
Brion-sur-Ourcen.d.100 – 250
Poinçon-lès-Larreyn.d.100 – 250
Savoisyn.d.100 – 250
Étrocheyn.d.100 – 250
Aisey-sur-Seinen.d.100 – 250
Courbann.d.100 – 250
Gevrollesn.d.100 – 250
Grancey-sur-Ourcen.d.100 – 250
Bouixn.d.100 – 250
Minotn.d.100 – 250
Gommévillen.d.100 – 250
Poiseul-la-Ville-et-Laperrièren.d.100 – 250
Billy-lès-Chanceauxn.d.100 – 250
Vixn.d.100 – 250
Grisellesn.d.100 – 250
Massingyn.d.100 – 250
Saint-Broing-les-Moinesn.d.100 – 250
Cérillyn.d.100 – 250
Étalanten.d.100 – 250
Marcenayn.d.100 – 250
Niceyn.d.100 – 250
Autricourtn.d.100 – 250
Bissey-la-Côten.d.100 – 250
Bissey-la-Pierren.d.100 – 250
Charrey-sur-Seinen.d.100 – 250
Quemigny-sur-Seinen.d.100 – 250
Saint-Marc-sur-Seinen.d.100 – 250
Ampilly-les-Bordesn.d.100 – 250
La Chaumen.d.100 – 250
Chaume-lès-Baigneuxn.d.100 – 250
Fontaines-en-Duesmoisn.d.100 – 250
Magny-Lambertn.d.100 – 250
Riel-les-Eauxn.d.100 – 250
Saint-Germain-le-Rocheuxn.d.100 – 250
Vertaultn.d.100 – 250
Boudrevillen.d.100 – 250
Bure-les-Templiersn.d.100 – 250
Noiron-sur-Seinen.d.100 – 250
Prusly-sur-Ourcen.d.100 – 250
Thoiresn.d.100 – 250
Brémur-et-Vauroisn.d.100 – 250
Busseautn.d.100 – 250
Chaumont-le-Boisn.d.100 – 250
Louesmen.d.100 – 250
Maisey-le-Ducn.d.100 – 250
Montmoyenn.d.100 – 250
Terrefondréen.d.100 – 250
Balotn.d.100 – 250
Beaulieun.d.100 – 250
Larreyn.d.100 – 250
Puitsn.d.100 – 250
Échalotn.d.100 – 250
Obtréen.d.100 – 250
Bellenod-sur-Seinen.d.100 – 250
Channayn.d.100 – 250
Chemin-d'Aiseyn.d.100 – 250
Mauvillyn.d.100 – 250
Moitronn.d.100 – 250
Orignyn.d.100 – 250
Beneuvren.d.100 – 250
Duesmen.d.100 – 250
Essaroisn.d.100 – 250
Gurgy-la-Villen.d.100 – 250
Gurgy-le-Châteaun.d.100 – 250
Jours-lès-Baigneuxn.d.100 – 250
Lignerollesn.d.100 – 250
Luceyn.d.100 – 250
Villiers-le-Ducn.d.100 – 250
Villotte-sur-Ourcen.d.100 – 250
Buxerollesn.d.100 – 250
Étormayn.d.100 – 250
Faverolles-lès-Luceyn.d.100 – 250
Meulsonn.d.100 – 250
Mossonn.d.100 – 250
Semondn.d.100 – 250
Vannairen.d.100 – 250
Chambainn.d.100 – 250
Orretn.d.100 – 250
Rochefort-sur-Brévonn.d.100 – 250
Villedieun.d.100 – 250
Villers-Patrasn.d.100 – 250
Beaunotten.d.100 – 250
Chaugeyn.d.100 – 250
Les Goullesn.d.100 – 250
Menesblen.d.100 – 250
Oignyn.d.100 – 250

Base : ordre de grandeur du nombre de logements diagnostiqués exploitables. En dessous de 100, aucun taux n'est publié : le classement relatif entre communes est solide, la décimale ne l'est pas. Le décompte exact par commune figure dans l'étude territoriale.

L'enjeu de santé publique

Le territoire compte 5 850 habitants de 65 ans ou plus, soit 29,9 % de sa population, contre 21,3 % en métropole. L'exposition démographique y est donc nettement supérieure à la moyenne, ce qui déplace le sujet du bâti vers la santé publique.

La part de logement social n'est que de 7,4 % contre 14,5 % nationalement : le levier bailleur est ici étroit, et l'essentiel de l'action devra passer par les aides au parc privé et par l'accompagnement des propriétaires, plus lents à mobiliser. La forte proportion de propriétaires occupants (72,5 % contre 57,6 %) oriente en outre vers les dispositifs d'aide individuelle plutôt que vers la contrainte locative.

Le rapprochement avec les données sanitaires est direct : le bilan consolidé de la canicule de juin 2026, publié par Santé publique France le 22 juillet 2026, fait état de 5 764 décès en excès entre le 17 juin et le 2 juillet, soit une hausse de 36 %. Les 75 ans et plus en représentent les deux tiers, mais un excès a été observé pour toutes les classes d'âge à partir de 15 ans, et pour tous les lieux de décès, domicile compris.

Comparaison avec les autres intercommunalités du département

TerritoireInsuffisantBase
Dijon Métropole26,9 %54 512
CC de la Plaine Dijonnaise33,9 %1 854
CC de Gevrey-Chambertin et de Nuits-Saint-Georges35,9 %3 378
CA Beaune, Côte et Sud - Communauté Beaune-Chagny-Nolay37,0 %8 494
CC Auxonne Pontailler Val de Saône39,4 %2 916
CC Norge et Tille40,4 %1 265
CC Rives de Saône42,7 %2 249
CC Mirebellois et Fontenois47,3 %1 221
CC du Pays Châtillonnais48,4 %2 531
CC des Terres d'Auxois48,8 %2 041
CC Ouche et Montagne48,9 %1 169
CC des Vallées de la Tille et de l'Ignon49,0 %1 507
CC de Pouilly-en-Auxois / Bligny-sur-Ouche50,1 %1 142
Les 14 intercommunalités du département ne sont pas toutes listées : seules les 6 les mieux placées et les 6 les moins bien placées figurent ici. Le détail complet est sur la page du département.

Questions fréquentes

CC du Pays Châtillonnais : combien de logements sont mal protégés contre la chaleur ?

48,4 % des logements diagnostiqués y présentent un confort d'été insuffisant, contre 40,0 % en France métropolitaine, soit 1 224 logements parmi les diagnostics exploitables. Rapporté à l'ensemble du parc, ce taux représente de l'ordre de 4 600 résidences principales sur 9 402. Ce second nombre est une estimation, obtenue en appliquant aux résidences principales le taux observé sur les diagnostics ; ce n'est pas un décompte.

CC du Pays Châtillonnais : pourquoi les logements y surchauffent-ils en été ?

La cause la plus sur-représentée ici est la part de logements non traversants, qui concerne 49,9 % des logements inconfortables, soit 24,9 points de plus que la moyenne nationale. Le diagnostic de performance énergétique documente cinq critères de bâti : isolation de la toiture, protections solaires extérieures, inertie, caractère traversant du logement et présence de brasseurs d'air fixes. Ces cinq critères sont les leviers d'action documentés, pas la formule de calcul de l'indicateur.

Quels travaux améliorent le confort d'été d'un logement ?

Les protections solaires extérieures (volets, stores, brise-soleil) sont le geste le plus accessible et au meilleur rapport coût-résultat, car elles se posent sans toucher à la structure. L'isolation de la toiture sert l'hiver comme l'été. La ventilation nocturne est gratuite quand le logement est traversant. Les brasseurs d'air fixes sont finançables par MaPrimeRénov' depuis le 1er janvier 2024, mais seulement dans le parcours accompagné, au sein d'une rénovation d'ampleur, et non en geste isolé ; ils n'entrent pas dans le calcul 3CL, donc sans effet sur la note affichée. L'inertie, elle, se corrige difficilement après coup.

Le DPE mesure-t-il vraiment le confort d'été ?

Seulement de façon qualitative, à trois niveaux (bon, moyen, insuffisant), et hors du calcul de l'étiquette A à G. Il ne donne ni température ni durée d'inconfort. L'actualisation de cet indicateur est prévue à l'horizon 2028, une description en degrés-heures comparable à celle de la RE2020 étant l'une des pistes évoquées.

Note de méthode et limites

Source. Base « DPE Logements existants (depuis juillet 2021) » publiée par l'ADEME sous Licence Ouverte 2.0, millésime du 30 juin 2026, rapprochée par territoire du recensement INSEE, millésime 2023 (population par âge, résidences principales par statut d'occupation).

Nuits tropicales. Températures minimales quotidiennes issues de la réanalyse ERA5 du programme européen Copernicus, distribuées par Open-Meteo sous licence CC BY 4.0. Une nuit tropicale est une nuit où la température ne descend pas sous 20 °C, seuil retenu par Météo-France. Le relevé est ponctuel : il porte sur la commune la plus peuplée du territoire, nommée à côté du chiffre, et ne décrit pas l'ensemble du territoire.

Champ de l'indicateur. L'indicateur de confort d'été n'est renseigné que sur 68,6 % des diagnostics au niveau national, et sur 74,1 % ici. Le taux dépend du type de bien : 93 % pour les maisons, 59 % pour les appartements, 5 % pour les immeubles. Les territoires urbains sont donc moins bien couverts que les territoires ruraux. Environ 3 % des diagnostics publiés ne portent pas de code commune exploitable et sont hors de ce périmètre.

Biais de couverture. Un diagnostic n'est établi qu'à l'occasion d'une vente ou d'une mise en location. Le parc décrit sur-représente les logements qui ont changé de main depuis juillet 2021 et sous-représente ceux occupés durablement par leur propriétaire — plus souvent des ménages âgés. S'agissant précisément du public le plus vulnérable, cela appelle à la prudence.

Ce que le DPE mesure. L'indicateur est qualitatif, à trois niveaux, et le Guide DPE Logements, version 3 de juillet 2024, page 104, en documente cinq critères de bâti. Il n'entre pas dans le calcul de l'étiquette A à G, ne mesure pas une température et ne quantifie pas une durée d'inconfort. Il est établi une fois au moment du diagnostic et ne se met pas à jour après un été chaud : ces chiffres ne suivront donc pas le réchauffement, alors que l'inconfort réellement vécu, lui, augmentera. Vérification faite sur les données, les cinq critères publiés en open data n'expliquent que 75,1 % des classements : ils sont à lire comme les leviers d'action documentés, non comme la formule de calcul. À caractéristiques de bâti strictement identiques, le classement varie encore selon la zone climatique et l'altitude.

Deux repères, et non un seul. Le taux national de 40,0 % est une moyenne pondérée par les logements : elle décrit le parc français, où les grandes aires urbaines pèsent lourd. La médiane des intercommunalités, elle, se situe à 43,5 %. Comparer un territoire au seul taux national conduit à qualifier d'« au-dessus de la moyenne » près des deux tiers des intercommunalités, ce qui n'apprend rien. Les deux repères sont donc donnés ensemble.

La composition du parc pèse sur le résultat. Les maisons sont plus souvent classées insuffisantes que les logements collectifs. Mesuré sur les intercommunalités publiées : +2,0 points de logements insuffisants pour +10 points de maisons, la seule composition du parc expliquant environ un quart des écarts entre territoires. Un territoire rural n'est donc pas « moins bien géré » qu'un territoire urbain : il a un parc différent. Les comparaisons de cette page sont brutes, non corrigées de cet effet.

Population et logement sont deux agrégats indépendants, joints par territoire. Cette page ne permet pas d'affirmer que telle personne âgée occupe tel logement inconfortable.

Ce document n'est ni un diagnostic de bâtiment, ni une étude thermique, ni un document opposable. Aucune conclusion ne peut en être tirée sur un logement donné.

Passer des constats aux décisions

Vous avez ici l'état du parc — CC du Pays Châtillonnais. Ce que cette page ne peut pas faire, c'est vous dire combien de logements sont concernés dans chaque commune, et quelles communes cumulent le volume et une population âgée — c'est l'objet de l'étude territoriale.

Elle est produite à partir des mêmes données publiques, mises en forme pour être portées devant un conseil ou une commission, et livrée sous une semaine : les données sont publiques et déjà consolidées, ce délai sert à la relecture et au contrôle du document avant qu'il vous parvienne. C'est un état des lieux destiné à cibler une politique publique, pas un diagnostic de bâtiment.

Demander l'étude — CC du Pays Châtillonnais Réponse sous 48 h — sans engagement